Chienneries

Chienneries

Trois sculptures dans un dispositif

Pièce unique

Aluminium

Dimensions variables, jusqu'à 60 cm de hauteur

Le schéma reprend une trilogie de dimensions types, rythmique que l’on retrouve dans la tradition des contes de fées (la grande niche, la moyenne, la petite ; Papa Ours/Maman Ours/Bébé Ours ; gros chien, moyen chien, petit chien, ou encore humain, chien, chat…).
Cette pièce fonctionne sur l’interaction entre plusieurs ambiguïtés : les niches sont en métal alors que traditionnellement on les construit en bois. L’utilité première des niches est d’abriter le chien de la maison à l’extérieur de celle-ci, et généralement elles ressemblent à de petites maisons anthropomorphiques, car nous reportons notre conception architecturale d’un abri sur le chien. Le chien, l’animal de compagnie, est souvent le catalyseur ou la soupape de sécurité du foyer domestique ; nous transposons sur lui nos humeurs personnelles, tout comme un enfant le ferait d’une poupée.
En même temps les niches évoqueraient une esthétique architecturale un peu vague, une ville prototype imaginaire, mais abandonnée, composée d’isbas en métal.
Abri ou prison ? Qu’y a-t-il au bout de la chaîne ? S’agit-il d’un danger pour l’environnement extérieur qu’il faut maintenir hors d’état de nuire ? On bien ne serait-ce pas plutôt une forme d’émotion ou de monstre en nous-même, la bête enchaînée, incompatible avec la notion de société, que l’on préfère tenir en laisse, cachée au fond de soi ?

2500,00 

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