A Dog’s World

Romain Gary appelait ça l’amour des chiens et l’horreur de la chiennerie.

 

Molosse de Rhodes

Tirage limite a 8 exemplaires, numerotés et signés

Résine

Un humanoïde cynocéphale, ou un presque homme à tête de chien. Figure d’humilité et de soumission, figé dans une posture hésitante entre l’attente de la caresse ou de la réprimande, à la fois colosse aux pieds d’argile, brute redevable à son créateur et variation sur le Golem de Pragues, le Molosse de Rhodes nous demande, sans cesse et indéfiniment, pourquoi nous l’avons fait tel. Il porte en lui l’écrit de Romain Gary : “(…) Vous voulez tuer l’Injustice, mais vous ne tuez que des hommes. Camus a écrit que l’on condamne à mort un coupable, mais qu’on fusille toujours un innocent. Toujours cet infernal dilemme: l’amour des chiens et l’horreur de la chiennerie.”

Dans quelle mesure, nous, humains, qui avons le pouvoir de recréer et de remettre en cause, à chaque instant, notre type de société humaine, prenons-nous la responsabilité et connaissons-nous la honte devant une misère qui ne semblait pas dépendre de nous?

 

 

 

Innocence

Mixed media, résine

Hauteur 35 cm

Tirage limité a 8 exemplaires, numérotés et signés

Dans cette situation -un renard aux poches retournées qui regarde à travers des barreaux- on ne sait pas exactement ce qu’il se passe, si les barreaux sont ceux d’une prison ou s’ils évoquent davantage une barricade.

Ici présenté comme une figure d’innocence controversée, le renard pose certaines questions sur ce qu’il a fait ou pourrait faire, hypothétiquement, sans preuves visibles ni témoins.

Innocent aux poches pleines, sinusoïdale serpentine à l’élégance de dandy, le renard soit libre soit enfermé nous interroge à la fois sur les concepts de culpabilité et de soupçon, mais aussi sur l’idée d’un espace ouvert à toute projection mentale, par-delà la grille, dans une légèreté d’ensemble qui prête à confusion.

 

Dogville

Matériaux d’origine minérale, résine

3 sculptures dans un dispositif, chacune environ 6 cm x 4 cm

Tirage limité a 8 exemplaires, numérotés et signés

Mondo Cane

Matériaux d’origine minérale, résine

3 sculptures dans un dispositif, chacune environ 60 cm x 40 cm

3 truffes de chien, dans une trilogie triangulaire relationnelle parfaite, la rencontre, se sentir…

Chiens Blancs

Pièce unique

Matériaux d’origine minérale, résine

110 x 220 x 35 cm

 

Chienneries

Trois sculptures dans un dispositif

Aluminium

Dimensions variables, jusqu’à 60 cm de hauteur

Le schéma reprend une trilogie de dimensions types, rythmique que l’on retrouve dans la tradition des contes de fées (la grande niche, la moyenne, la petite ; Papa Ours/Maman Ours/Bébé Ours ; gros chien, moyen chien, petit chien, ou encore humain, chien, chat…).
Cette pièce fonctionne sur l’interaction entre plusieurs ambiguïtés : les niches sont en métal alors que traditionnellement on les construit en bois. L’utilité première des niches est d’abriter le chien de la maison à l’extérieur de celle-ci, et généralement elles ressemblent à de petites maisons anthropomorphiques, car nous reportons notre conception architecturale d’un abri sur le chien. Le chien, l’animal de compagnie, est souvent le catalyseur ou la soupape de sécurité du foyer domestique ; nous transposons sur lui nos humeurs personnelles, tout comme un enfant le ferait d’une poupée.
En même temps les niches évoqueraient une esthétique architecturale un peu vague, une ville prototype imaginaire, mais abandonnée, composée d’isbas en métal.
Abri ou prison ? Qu’y a-t-il au bout de la chaîne ? S’agit-il d’un danger pour l’environnement extérieur qu’il faut maintenir hors d’état de nuire ? On bien ne serait-ce pas plutôt une forme d’émotion ou de monstre en nous-même, la bête enchaînée, incompatible avec la notion de société, que l’on préfère tenir en laisse, cachée au fond de soi ?

 

 

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